mercredi, mars 13, 2019

Un lien

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques soucis de santé en ce moment, d'où le peu de message ... Ne m'en veuillez pas !

Un peu de lecture pour vous, sur le blog de Jill à l'adresse http://jills-thrills.blogspot.com vous devriez reconnaître une bonne partie de mon inspiration !

Ici, nous jouons et j'ai mal ... Mais c'est bien !

Gregor

mercredi, janvier 16, 2019

La séance du 12 Janvier

Bonjour à toutes et à tous et aussi aux autres,

Chose promise, chose due ; Chacune de nos "grandes" séances (les mensuelles dont je parlais dans le dernier article) fera l'objet d'un compte rendu des activités et des ressentis de ma part, Sally répondant à ces articles pour apporter son regard.

L'idée est de nous offrir, à vous comme à nous, un espace de mesure des pratiques, de leurs réussites et de leurs échecs et, avouons-le, aussi un lieu d'excitation ;-)

Je commence, donc, avec la dernière séance en date, qui a eu lieu samedi passé 12 Janvier ;

14h30 :

Libérés de nos obligations familiales, le ménage est fait et la maison est en ordre. Sally m'envoie me laver et prépare ma tenue des prochaines heures.

Il s'agira d'un body d'infantilisation et d'une paire de rythmiques blanches, bien trop petites (du 41 là où je chausse du 45).

L'idée de base est de me montrer, par cette tenue d'une part d'autre part en me mettant le collier autour du cou, que je suis devenu sa chose, sa "salope", et que, dés cet instant, je n'ai plus mon mot à dire autre que "rouge" éventuellement (voir à propos cet article sur le safeword)

15h00 :

J'attends le bon vouloir de Sally pour faire quoi que ce soit. Elle ne me demande rien ni ne m'interdit rien, elle "joue" avec moi et ma patience. Je sais que je n'ai pas le droit de réclamer quoi que ce soit, ce serait pris tel une faute et puni. Donc je demeure en attente.

Ma tenue n'a pas changé d'un iota, je ne suis pas en chaleur, tant pis pour moi.

16h30 :

C'est avec le bandeau sur les yeux que Sally m'intime l'ordre de descendre au sous sol et de l'attendre au pied du lit conjugal.

Je comprends rapidement que je vais être entravé, Sally me passe les menottes aux mains et aux pieds

Sally me travaille les seins, d'abord doucement pour m'exciter puis, rapidement, les frappe et les étire, durement, au point que la boule de verrouillage de l'un de mes anneaux de tétons saute ... Très douloureux moment, malheureusement non illustré, mais dont, aujourd'hui encore ma poitrine se rappelle. J'adore ce traitement ; En effet, très sensible des seins, le travail de cette partie de mon corps est à la fois très agréable et très douloureux, il me procure ce que je recherche dans la pratique physique du BDSM sans encombre psychologique, du bien et du mal en même temps. Je pense que Sally le sait et, elle aussi, apprécie de m'infliger ce traitement ... elle sait le faire avec moult insistance des ongles, pincements et autres petites douleurs que'elle m'inflige ...

18h00 :

Après une bonne heure de ce traitement, Sally me fait écarter les jambes pour lui offrir un accès aisé à mon sexe. Les poids sont de sortie. Si je compte bien sur cette photo, il y a environ 1000 grammes qui sont pendus à mes organes génitaux.

Evidemment, ces poids ne seraient rien sans quelques bons
coups de fouet bien placés et bien distribués, chacun me faisant remuer et augmentant mécaniquement la peine due à ces masselottes astucieusement disposées. Ici encore, Sally fait preuve de beaucoup d'inventivité pour que je souffre juste ce qu'il faut ...

A propos de fouet, Sally m'a fait découvrir son nouveau jouet ... Il n'a pas encore de nom mais son côté "tout petit tout gentil" est une fausse image ...
Il est très agressif et claquant, me laissant de belles traces bien douloureuses encore aujourd'hui. Il faut absolument que nous lui trouvions un nom de baptême. Je propose "Petit Pimousse", qu'en pensez-vous ?



19h00 :

Les couilles bien étirées et douloureuses, Sally me fait me mettre à genoux et s'absente, une dizaine de minutes, faire je ne sais quoi. Elle sait que je déteste ces moments de "solitude" (relative, je sais bien qu'elle n'est pas partie en boite de nuit), pour plusieurs raisons. La première est très analytique, je n'aime pas la solitude. La seconde est très pragmatique ; Nous pratiquons rarement et je n'aime pas "perdre de temps" dans les pratiques. C'est sans doute très égoïste, mais je préfère "optimiser" le temps de jeu, c'est la raison pour laquelle, souvent, j'aime quand une séance démarre alors que "tout est fait" dans la maison, je parle là de charges basiques et très vanille telles que le ménage, la vaiselle, le linge, ... bref, j'aime pouvoir me consacrer à 100 % aux jeux du moment et ne pas avoir à penser "tiens, il y a le linge à sortir du sèche linge" pendant que je suis sodomisé ; Mine de rien, ça coupe un peu l'excitation :-)

Revenue de son absence, j'entends que Sally allume un briquet. Nul doute qu'elle va vouloir jouer de la bougie, aucun de nous n'est fumeur d'une part, d'autre part nous n'avons pas de bâtons de dynamite dans la maison et, enfin, ce n'était pas notre anniversaire à l'un ni à l'autre. Bref, la cire et le "wax play", absente depuis très longtemps de nos jeux, font leur grand retour, non pour me déplaire, même si je ne suis pas un adepte absolu de ces jeux.

Je suis assez sensible aux "petites douleurs" telles que les sensations de la cire sur ma peau. Je supporte la douleur mais j'ai besoin d'être détendu autant que possible pour apprécier ces jeux. Et, malheureusement, j'ai beaucoup de mal à me détendre ... c'est le moins que l'on puisse dire. Mais je vais arrêter de me plaindre, d'une part je suis demandeur de ces jeux, d'autre part c'est à Sally et à elle seule de décider quel jeu est joué au moment où il est joué.

La symphonie de couleurs et de chaleur démarre. Je suis toujours très surpris par la première goutte de cire, quand bien même je sais qu'elle ne tardera pas. La cire chaude m'apporte une sensation de morsure, quelque chose qui est à la fois très superficiel et profond, venant en même temps de l'intérieur de mon être et agression extérieure. Le "souci" aujourd'hui est qu'il faisait assez frais dans la pièce de jeu que notre chambre était devenue et que froid superficiel et cire chaude n'ont pas fait bon ménage dans mes sensations. J'avais beau faire en sorte de "rentrer dans le truc", j'avais le plus grand mal, Sally s'en est aperçue et j'ai gâché sans doute son plaisir, j'en suis désolé, en ne prenant pas autant de plaisir qu'elle aurait aimé que j'en prenne alors.

La prochaine fois, sans doute !

20h00 : 

Les pieds attachés et enchaînés, Sally m’entraîne à l'étage supérieur de la maison, pour un de l'humiliation comme j'aime la ressentir. A quatre pattes au sol, elle me fait porter un bâillon boule en caoutchouc qui inévitablement me fait énormément baver. Elle utilise un bol pour récolter ma salive et me la verser sur le corps. Elle sait, alors, me montrer quelle salope je suis, à quel point j'aime être traité d'objet puéril et inutile. C'est précisément ce que je ressens lors de ces instants de jeux, je suis son jouet, rien que et seulement son jouet, je n'ai plus ni mon mot à dire ni mon opinion à avoir, je ne vis que par Sally et ma seule utilité en ce moment est de lui donner plaisir et contentement.
Cette humiliation est une envie récurrente dans ma vie de soumis. J'aime ce jeu psychologique (bien qu'il soit souvent accompagné d'accessoires tels que ceux d'aujourd'hui) qui me met là où, intrinsèquement (Allô, Tonton Freud ?) j'ai ma place, je le crois. Jouer avec la salive qu'elle récolte est emblématique d'une éjaculation non orgasmique, c'est recouvrir mon corps d'un sperme qui ne m'aura pas même apporté de plaisir. Je jouis énormément intellectuellement pendant ces moments d'humiliation, je pense que Sally le sait et elle s'en sert, elle utilise toujours un champs lexical et un ton de voix très "sec" et qui n'autorisent pas la moindre réponse. 

C'est au cours de cette séance que Sally me fera lui lécher le sexe jusqu'à ce qu'elle prenne du plaisir, j'espère qu'elle aura eu le plaisir qu'elle attendait lors de ce cadeau qu'elle m'a fait en me demandant de lui lécher la chatte.

Je suis SA salope, point final.

21h00 : 

Sally se lève et me demande de mieux me cambrer. Je sais qu'alors, en général, c'est avec mon anus que Sally jouera. Cambré aussi bien que je le peux, elle étale du lubrifiant sur mon trou, enfin, lubrifiant ... Sally utilise un baume au camphre, gras. S'il a les caractéristiques physiques de la
vaseline, il a aussi la particularité de chauffer rapidement et fortement la zone sur laquelle il est étalé, en occurrence mon anus. Sans aucune douceur, Sally me pénètre avec celui que nous avons surnommé "Poulpy" car il a une forme de tentacule de poulpe, avec les ventouses et tout. Il mesure une bonne dizaine de centimètres de diamètre à la base pour 25 centimètres de long.

C'est donc avec ce tentacule que Sally va maintenant jouer de moi, me donner à la fois du plaisir, de l'embarras et de la douleur, selon ses envies et ses humeurs. 

Sodomisé, Sally utilisera à de nombreuses, très nombreuses, reprises les chaussons que j'aurais portés presque toute la séance durant pour me frapper avec violence les fesses, les amenant au rouge cramoisi avec énormément de succès.

Lorsqu'elle aura trouvé ma prostate (à propos, il faut vraiment que je teste le massage direct de la prostate, ce que je lis à propos me donne une envie folle de jouer de cette glande), Sally me demander de me mettre sur à genoux et de me branler, dans un chausson de gymnastique. Peu pratique en termes de place et de mouvement du poulpe dans mon anus, Sally m'ordonne donc de me mettre sur le dos pour terminer.

Cette position est bien plus pratique, tant pour qu'elle stimule directement ma prostate - ce que Sally fera avec grande violence, mon anus s'en souvient - que pour que je puisse me branler. Lorsqu'elle insistera sur ma prostate, peu de temps sera nécessaire à ce que la salope que je suis n'éjacule et jouisse, très très fort, je vous le garantie. Sally, pendant cette masturbation, ne manquait pas d'ajouter de l'humiliation, me faisant respirer l'intérieur de mes chaussons de gym et me demandant de commenter ce que cela sentait. Comble de l'ironie, et cela Sally l'ignore, éjaculer dans ces chaussons est l'un de mes fantasmes depuis l'adolescence ... et j'ai loupé cette éjaculation ! Tout mon sperme s'est lamentablement étalé sur mon ventre, pas une seule goutte dans ces rythmiques.

Actes manqués, avez vous donc une âme ??

Evidemment, c'est avec mes mains que je nettoierais ce sperme et l'avalerais, comme à l'accoutumé.

L'appel de la faim nous fait suspendre cette séance, imaginant dans un premier temps que nous y retournerions après nous être sustentés. Comme d'habitude, le repas passant, le rythme est brisé et nous ne nous y remettrons pas après les agapes ... une prochaine fois sans doute !

Sommes nous les seuls qu'une interruption un peu longue - notamment de repas - coupe dans leurs élans BDSM ? Nous avons expérimenté plusieurs solutions et, sauf à maintenir le jeux au cours du repas (ce que nous avons fait une fois et que j'ai fort apprécié) s'y remettre après manger est quasiment impossible. Et  vous ? 

En résumé ; 

Une séance assez courte, remplie de différentes activités mais qui, à mon goût manquait un peu d'humiliation, d'une part, de coups d'autre part. Beaucoup aimé le jeux de poids et le port des chaussons, j'aimerais arriver à éjaculer dedans rapidement !

La note du jour : 7.5/10

Allez .. Je vous laisse commenter, je laisse Sally apporter sa vision en commentaire ...

Bonne Journée, 

Gregor !

vendredi, janvier 11, 2019

Bonne année, bonne fessée !

Lecteur, lectrice,

Me voilà succombait à la tradition ; Bonne Année (je sais, c'est super moche, mais ça m'amuse)

Ça, c'est fait.

S'il est une habitude sans doute aussi ridicule qu'indispensable c'est bien celle des résolutions, le plus souvent "bonnes" (au travers des yeux d'un autre en tous cas) et systématiquement teintes de bonne volonté, de contrition, de gentillesse et de bons sentiments.

Notre année BDSM à Sally et moi démarre, elle, sur des résolutions, notamment en termes de fréquence et de type de jeux. Oh non, pas de révolution absolue, simplement une remise en équilibre de nos vies, vanille et sm, afin de ne frustrer personne (moi le premier, reconnaissons-le).

Parti d'un constat non partagé (l'un se plaint de ne pas assez pratiquer, l'autre de trop pratiquer), nous nous sommes rapidement rendus compte que post-séances ne demeuraient que des souvenirs, inévitablement déformés paroles ressentis de l'instant, sans jamais de concret permanent (je ne parle pas des fruits de séances que peuvent être les bleus et autres traces de coupures). Cette carence de reste laisse libre court aux interprétations et donc aux "plaintes", mères nourricières de tension et, car nous ne sommes qu'humains, de disputes lorsque le mélange explosif "tension + fatigue" s'invite dans la chambre à coucher.

Notre résolution, donc, en l'objet tient de l'organisation en fait ; de la planification diront certains. Personnellement, je préfère y voir une stimulation excitante d'une "prochaine fois". Je ne ferais pas la genèse de ce besoin d'organiser les choses, ce blog n'est pas familial et je ne veux pas aborder nos vies vanille ici.

Bref, les résolutions 2019 ... (Roulement de tambour à grande coups de cravache sur mes fesses pour mettre l'ambiance) :

  • Une "séance longue" par mois
  • Deux "jeux du quotidien" par semaine

Alors, je vous vois venir, kezako que chacun de ces machins ?

La "séance longue" est un moment de plusieurs heures et plusieurs activités qui, si possible, s'étalera sur 2 journées au moins. Le terme "plusieurs", arbitrairement, est de 3 minimum (3 heures et 3 activités) et est un minimum. Cela peut sembler peu, quelle que soit l'unité prise en compte, mais c'est un "au moins" d'une part. D'autre part, 3 heures, par exemple d'une séance basée uniquement sur la douleur, cela peut être très très très long.

Les "jeux du quotidien" sont quelque chose de plus enlevé et ludique. J'aime, en tant que soumis, montrer à Sally que je suis "sa" chose, sa salope. Si le 24 x 7 est impossible à mes yeux, l'imposition de contraintes sur un jour entier est un bon compromis. D'autant plus lorsque cette contrainte est mêlée à des activités totalement "classiques" pour ne pas dire "normales".

Des exemples ?

Prendre la route avec, aux pieds, des chaussures trop petites (beaucoup trop petites, du 41 là où je chausse un 45) ou, encore, porter toute la journée durant (donc y compris pour aller faire du sport) un plug anal, ..

Bref, toutes ces petites humiliations excitantes du quotidien, qui me rappellent ma position dans nos jeux et comblent mon désir de soumission et de dévotion envers Sally.

C'est, ici, notre façon à nous de tenter l'organisation de nos jeux et pratiques. Je ne saurais la recommander ou la déconseiller à quiconque car je crois que chaque couple est différent et fonctionne sur des besoins, des compromis et des négociations distinctes.

Racontez moi votre organisation à vous, je suis très intéressé !

A vite,

Gregor


dimanche, décembre 02, 2018

Fétichisme du quotidien

Bonjour,

Rapide message qui me vient à l'esprit alors que, sans y avoir plus pensé que cela, je m'aperçois avoir porté ces chaussures aujourd'hui, pieds nus.

Le plus excitant, au-delà des longues séances de jeu, de badine ou autres humiliations, n'est ce pas ce fétichisme "à peine masqué", comme ici porter ces chaussures intégralement en caoutchouc, portées sans chaussettes ?

Prendre, chaque jour, un petit plaisir, certes très égoïste, qui se niche dans d'insoupconnables détails, invisible à l'immense majorité des autres, n'est-ce pas, là, la quintessence du fétichisme ?

Allez, transpirons bien !

Le sien


samedi, novembre 24, 2018

Journée sans limite

Bonsoir lecteur, lectrice et tous les autres dont je respecterai le (non)-genre, le (multi)-genre ou le (poly)-genre,

L'autre jour, ici j'écrivais à propos du safeword, de cette limite en cours de séance qui marque un point d'arrêt au jeu ou, mais il faut reconnaître que l'usage en l'objet est plus rare, pour accélérer les choses.

Sally m'a proposé une séance, probablement la prochaine qu'elle me fera subir, au cours de laquelle, m'a-t'elle expliqué, l'utilisation de ces mots de sécurité, à dessein de réduire ma "peine" serait sinon interdite purement et simplement ignorée.

Elle veut aller le plus loin possible, dans un cadre que nous aurons globalement mis en place fixant les limites hautes (pas nécessairement en termes de douleur d'ailleurs) que je refuse de franchir. Si évidemment la létalité est la limite absolue (pour moi s'entend, je ne critique pas les pratiquants qui peuvent envisager d'aller jusque là), fixer moi-même dans le cadre d'un jeu que ma dominatrice veut "illimité" des limites est un exercice bien moins simple qu'il n'y parait.

En effet, mon objectif d'Amoureux est de la rendre heureuse et de lui offrir - dans la limite de mes possibilités bassement matérielles - ce qu'elle désire ; Amoureux, je le demeure dans nos pratiques BDSM au sein desquelles, une nouvelle fois, j'ai pour souhaite de rendre Sally heureuse. Comment, donc, dans une relation et un tel cadre, ne pas inverser totalement les rôles ? 

Même si j'ai conscience que celui qui contrôle, dans un jeu BDSM, n'est pas celui que l'on croit, le principe de l'obéissance et des limites ne doit pas s'inverser, au risque de rendre le jeu stérile ; Un soumis qui définirait l'intégralité des séances serait ce que la littérature instruite nomme un
"souminateur", une sorte de troisième sexe sadomasochiste qui voudrait à la fois tenir le volant et regarder un film.

Je me refuse à l'être, en conscience, même si j'ai, parfois, envie de "plus" ou de "différent" et que je voudrais, dans ces moments précis, avoir le don soit d'ubiquité et m'auto faire mal - en conscientisant que le plaisir disparaîtrait instantanément alors - soit celui de transmission de pensées, pour induire en Sally ce dont j'ai envie à ce moment là - et même conséquence, prendre le contrôle serait gâcher le plaisir de la surprise et de l'attente - pour qu'elle applique ce dont j'ai envie.

La perte / prise de contrôle est, aux miens yeux, conduite par plusieurs éléments :
  • L'attente ; Ne pas savoir si elle durera 1 ou 30 minutes, elle met en condition. Souvent démarrée avec des pensées "vanilles" (le quotidien briques et mortier), je parviens à laisser mon cerveau glisser doucement vers de douces et excitantes pensées qui me permettent d'entrer dans une sorte de transe,
  • La surprise ; le premier "quelque chose", qu'il s'agisse d'un murmure à l'oreille, d'un coup, d'un shoot de poppers, d'une paire de chaussures à lécher ou d'une tenue à porter, il initie le démarrage du jeu, démarre la machine. C'est lui qui accélère le palpitant, qui donne les mains moites et, je dois le reconnaître, me donne, à chaque fois, un orgasme intellectuel très violent,
  • L'inquiétude ; Je le sais, je le sens, chaque pause au cours d'une séance est une porte ouverte vers une autre pratique - ou pas - dont le caractère pourra - ou pas - être plus (ou moins) dur, plus (ou moins) contraignant ou plus (ou moins) excitant,
  • Le doute ; J'ai toujours, à chaque séance, fût-elle la plus longue comme la plus courte, un passage à vide de "doute" et de sentiment d'absurde. C'est, je crois, une sorte de "troisième œil" qui me ramène à mon perpétuel questionnement quant à ma Normalité en cours de jeu. Souvent, alors, je me sens "nul" et "ridicule", je m'imagine dans ma position d'alors vu par autrui, non dans le sens humiliation d'une telle exhibition (ça, j'adorerais) mais réellement regardé par de non-pratiquants et jugé par eux, sur la base de nos codes sociaux. Sally sait détecter ce passage (même si elle va découvrir en lisant cet article ce qu'ils sont réellement) et me demande, différemment si "tout va bien ?" alors, par un simple "ça n'a pas l'air d'aller, que se passe-t'il ?".

Bref, cet harmonie en cravache majeure se joue tout au long de la séance, parfois la surprise survient, encore et encore, tout au long de la séance de jeu, car chaque expérience procure le même sentiment, parfois une seule fois au cours de la séance. C'est une sorte de magie, d'alchimie du moment, mélange de tant de "petites choses", impalpables et inexplicables les unes comme les autres. Ces "petites perturbations du jeu" pourraient faire l'objet d'un article, à propos :-)

Mais revenons-en à cette "no limit experience". J'ai données quelques "limites hautes" à Sally ;

  • Pas de scato
  • Pas de nourriture non destinée aux humains
Courte liste en fait, basée pour partie sur une remarque qu'elle m'a faite dans une discussion totalement vanille à propos des croquettes que nous donnons à notre chien "Quel goût ça peut avoir ?" me dit-elle. Ce à quoi je répondais "Je ne veux même pas le savoir". Et Sally d'ajouter, alors "Ca, c'est moi qui le décide" en forme de coup de pied dans les couilles. Bref, je me suis dégonflé sur ce coup là, j'ai mis cette idée dans la boite "jamais ça".

Pour l'autre partie, pas d'explication, c'est hors du cadre de ce qui peut m'intéresser. Point final, pas de négociation possible. C'est ainsi.

Cette séance, je l'imagine, sera dure, physiquement et psychologiquement. Je me débarrasserais de toute possibilité, de toute option autre que d'endurer ce que Sally voudra m'infliger. Je me prépare à être endurant pour cette journée là (il s'agira de 24 heures entières de jeu) car je ne veux ni décevoir Sally ni me décevoir. Je veux aller au-delà de mes limites actuelles pour me prouver que je suis capable de choses.

Je veux que ma Maîtresse soit fière de moi. Je veux que la Femme que j'aime m'admire. Si j'échoue, j'aurais honte !

Je vous tiens au courant de la planification, vous aurez une pensée pour moi ! 

LeSien


mercredi, novembre 21, 2018

Suis je normal ?

Bonsoir ou bonjour, ami qui me lis,

Complexe question que je m'en viens aborder ici ... Suis-je, par ce que je pratique et parce-que je pratique le BDSM, une perspective "normale" ?

Le philosophe dira qu'il convient de définir ce qu'est supposé être la normalité, pour parvenir à définir son antithèse (l'anormalité) et, en guise de conclusion,  offrie une grille de lecture présentant mon moi ben oui, à partir de combien d'absence de normalité ou d'adhésion à celle-ci passerais-je du côté clair au côté obscur ?) si je suis ou non normal.
d'un côté, ces deux extrèmes d'autres côtés et définir, selon une notation arbitraire (

Bref ... autant définir le bon ou le mauvais temps, la belle ou la mauvaise mer ou, pour les plus gastronomes, le bon du mauvais plat. Un humain est composé, je crois, de tant de facteurs, de spécificités et autres nuances que quiconque tenterait de normaliser la normalité serait ... un anormal !

Je viens, ici, parler du regarde des autres sur ces pardon, sur mes pratiques ; Je n'ai jamais (pas encore du moins, j'aimerais y parvenir, sorte de coming out BDSM) parlé à quiconque n'étant pas dans le milieu de ces pratiques, aussi ne me baserais-je, ici, que sur ma perception, forcément (mal)biaisée et, de ce fait, partiale voire fantasmagorique.

S'il est un élément qui, qu'on apprécie ou non son côté artistique, aura fait sortir de l'ombre celles et ceux qui aime avoir ou faire mal, 50 nuances de Grey, à n'en point douter, détient la palme. Ce livre et son éponyme représentation dans les camera obscura aura eu l'avantage de montrer au grand public que :

  • Tout le monde, votre voisin de table ou de bureau comme l'institutrice de vos enfants peut potentiellement se trouve à une extrèmité ou l'autre de la cravache
  • Ce même tout le monde peut aimer cela, encore une fois quelle que soir l'extrèmité du fouet qu'il regarde en face
  • Il peut y avoir - il y a - une excitation érotique forte dans la pratique, je ne parlerais ici que du côté soumis vue ma condition, mais je pense que le côté dominateur possède, lui aussi, cette dimension
  • On peut parler le dimanche midi autour du gigot de tata Suzanne (enfin, celui qu'elle a fait cuire) de ces pratiques sans pour autant provoquer un incident diplomatique ; Après tout, on ne parle bien que d'un film, n'est-ce pas ?
  • Le BDSM ne nécessite pas forcément qu'on soit habillé de cuir de la tête aux pieds - quand bien même cela puisse sans encombre faire partie du plaisir de certains - pour qu'on y trouve un attrait

Bref, 50 Nuances de Grey aura ouvert les esprits sur ces jeux et pratiques, et ça c'est bien.

Mais cette ouverture d'esprits n'a pas changé la perception que les non-pratiquants ont de ces jeux. Une personne "normale" n'aime pas "avoir mal" (quelle que soit, d'ailleurs, l'abstraction de cet "avoir mal", physique comme psychologique), c'est évidemment l'approche judéo-chrétienne par défaut qui dictera la réaction du commun des mortels lorsque je lui annoncerais, entre la poire et le fromage que j'aime me faire fesser et que la dilatation anale est une pratique sur laquelle je ne crache pas. 

Je crois comprendre la nature de cette réaction ; La douleur est l'expression soit d'un état dangereux pour l'organisme (on se brule, on a mal, on se cogne dans une table aussi) soit, encore une fois l'idée religieuse n'est pas loin, pour expier une faute, on montre au supposé être supérieur qu'on a compris l'erreur commise et qu'on la répare par son sang. A aucun moment, dans les dogmes historiques ou religieux ou philosophiques (je sais, on n'a pas le droit d'enchainer les "ou", ils ne sont pas soumis, eux) n'a-t'on parlé du fait que la douleur apporte peut apporter plaisir et excitation.

Donc, je le sais, je serais vu comme un être "différent" sinon anormal, qui aime ce que la moral réprouve d'ailleurs.

Cela suffirait-il à me définir normal ou anormal ?

Evidemment non, je ne sais pas moi même dire si ces pratiques, ces jeux et ces séances sont ou non normales ou anormales car, une nouvelle fois, je ne sais pas ce qu'est l'anormalité. Pour parvenir à me forger ma propre opinion sur mes propres pratiques, il me faudrait les assumer et parvenir à me regarder "en troisième personne" en faisant abstraction de mes opinions et plaisirs. Une forme de schizophrénie en somme (tiens, sujet d'un prochain message sur ce blog, la schizophrenie dans le jeu) me permettrait de me regarder comme un autre et juger de pratiques "contre nature" en faisant-fi de mon éducation. 
Bon courage quoi !

Ce que je sais, par contre, c'est que ces pratiques sont privées (je ne parle pas de lieu, mais de contexte) et que, malgré 50 Nuances et autres Histoire d'O, elles ont leur place à côté de la religion, dans la sphère privée et intime.

Je ne souffre pas de ne pas savoir si je suis ou non normal eu égard au regard des autres. Ma difficulté principale est cette estime de normalité pour moi, à mes yeux et selon ma propre sensibilité et propre culture. Et c'est là que je me prête à un intéressant exercice, car je suis en connaissance totale de mes pratiques et de mes principes.

Si je fais le tableau proposé en introduction à ce message, j'en arrive à ... je ne sais pas. Le metteur en scène de ce grand zoo qu'on appelle "la vie" est le plaisir, toujours et encore. Il est, je crois, le grand ordonnateur de tout de fatras et c'est pour et par lui que nous commettons l'ensemble de nos actes. Et vu que le plaisir est individuel et collectif à la fois, il dépend de l'instant et de la composition de la masse commune que l'on évalue, au moment où on l'évalue.

Ma seule alternative réside dans le fait de faire une liste de "ce que je fais", en la tentant la plus objective possible et de "biffer" pour chacun des éléments de cette liste s'il me repousse ou non ...Sauf que (oui, je sais, tu me voyais venir) c'est faire abstraction du "moment" de la réalisation.

Je m'explique ; si, là tout de suite à froid je n'ai pas plus envie que cela de recevoir une tige de 15 mm
de diamètre dans l'urètre, il est possible que dans une ou deux heures, alors qu'elle aura bien joué avec mes tétons et que je serais totalement ligoté, Sally aura la permission totale et entière de me pénétrer l'urètre de cet outil, et j'y prendrais du plaisir et en serais fier.

C'est donc par le contexte, le moment, l'humeur et les circonstance qu'un élément sera "normal" ou non, à mes yeux et à ceux de Sally. C'est en "marchant dans les chaussures d'un autre (en les nettoyant avec la langue surtout) qu'on saura ce que cet autre ressent, physiquement d'abord. On ne saurait cerner et limiter le jugement en normalité ou en anormalité d'un tiers sur ce qu'on voit et ce qu'on pense des pratiques de cet autre. Il a, nous avons, un vécu différent et contrasté. Il nous arrive(ra)  parfois de croiser des personnes ayant des chemins parralèles aux notres au point de constater que nous sommes attirés par les mêmes choses en grande majorité. Il arrivera aussi que l'on ne soit absolument pas attiré par les pratiques d'une personne "juste comme ça", sans raison apparente, voir que l'on soit (c'est mon cas dans le cadre du lechage de baskets) totalement repoussé par une pratique que l'on adore lorsque celle-ci sera l'oeuvre de quelqu'un d'autre.

Ce sont là les magies de la vie et des interactions entre humains, adultes et consentants à ce qu'il font et à ce qu'ils sont.

Les temps sont suffisament troubles, le brun des chemises n'a jamais eu tant de succès dans de proches nations, n'ajoutons pas une stigmatisation de plus là où il n'est que loisir et jeu. Sachons accepter les pratiques, sexuelles en l'occurence mais pas uniquement, de ceux qui sont différents comme autant d'opportunités de s'intéresser à l'autre et à son oeuvre de vie.

Et vous; comment êtes vous différents ?

A vite;

LeSien



lundi, novembre 19, 2018

Le Safeword ... Arc en ciel

Bonjour à toi qui me lis, avec passion et intérêt (oui, toi, là, tu es le seul lecteur d'ailleurs),

Le "safeword", mot de sécurité en Anglais, est vu comme une des règles de base d'une pratique BDSM "SSC" (Safe, Sane and Consensual, en français "Sûre, Saine et Consensuelle). Il définit, en ce qui nous concerne, 3 niveaux "et demi" :

- vert : En avant Guingamp, tu peux continuer comme tu le fais, tout est parfait, si tu vas un peu plus fort, ça va le faire encore plus !
- orange : ça va mais ne va pas plus loin
- rouge : On arrête sans aucun délai et on cause
- beige : on commence quand ?

Cela lorsque l'expression orale est possible. A défaut - ce qui arrive assez souvent - j'ai une clochette à la main et faire sonner cette clochette veut dire "rouge" ; il aurait été assez compliqué de mettre ici en place un code avec différents niveaux.

Mais bon, vous avez compris le principe, faire en sorte que Sally ou moi puissions communiquer en toutes transparence lors de jeux. Oui, tous les deux, elle peut aussi en avoir assez d'une pratique et souhaiter me le dire avec ce même code.

Notez que ce code nous l'appliquons aussi dans notre vie vanille à l'occasion de certaines pratiques ; en club (libertin s'entend), par exemple, lorsque l'un ou l'autre a besoin de s'assurer que le moment convient (pas uniquement moment sexuel d'ailleurs), il demandera à l'autre "couleur ?" et la réponse sera basée sur ce même code.

En résumé, pour nous, le mot de sécurité, s'il prend ses racines dans nos pratiques BDSM, va bien au delà, c'est un outil de communication dans notre couple, simple, clair et efficace, dénué d'ambiguïté et, surtout, imparable lorsqu'appparait le "rouge".

Il - le safeword - se base sur la confiance absolue du soumis pour son dominant quant au fait qu'il respectera sans discussion ni délai l'émission de ce message de détresse, du dominateur en son soumis quant au fait qu'il saura émettre ce de signal si le jeu va trop loin.
Vous me direz - et vous aurez raison - que cette méthode de communication trouve sa limite dans la recherche du "toujours plus" qui anime bien naturellement tous soumis, car un dominateur n'ira pas naturellement plus loin que la dernière limite posée par son soumis la fois précédente.

C'est à la fois vrai et faux ;

Vrai dans le sens où un dominateur doit respecter les limites de son soumis. C'est d'ailleurs la base de la confiance "je ne veux pas d'étouffement" signifie "je ne veux pas d'étouffement", no discussion there.

Faux dans le détail ; "je te demande de cesser de m'etouffer là tout de suite" inclut l'instantanéité de la demande. Peut être sera-t'il possible de recommencer (plus fort, pourquoi pas) dans 3 minutes, simplement parce que j'ai un besoin vital de boire. Ou bien peut être ne voudrais je jamais recommencer, j'ai eu mal / peur / whatever.

C'est par là discussion suivant le déclenchement de cette balise argos, plus  que dans l'arrêt immédiat des pratiques, que se dissimule le secret des relations BDSM ; en tant que soumis, je confie à celle qui me soumet quelque chose qui n'est pas très éloigné de ma vie (au sens le plus organique du terme), je dois être assuré que si j'exprime un  il sera entendu et qu'elle y obéira (c'est, d'ailleurs, sans doute le seul moment où l'obéissance du dominateur est attendu par le soumis).

Pourquoi compliquer les choses en utilisant un code couleur plutôt qu'un simple "stop ou encore" ?

La perte de contrôle est inhérente à la pratique BDSM ; lorsque je suis sous son fouet et menotté, Sally sait m'amener à la limite de la conscience. En pareil cas, je ne suis pas toujours au contrôle de ce que je dis, "stop" peut être ou ne pas être une supplication à arrêter et "plus fort" peut cacher un "j'adore tout simplement".

Devoir utiliser des codes "hors normes" (oui, bon, le coup des couleurs, ce n'est pas non plus du Léonard de Vinci niveau génie, je sais) implique une réflexion et, donc, une reconnexion à la réalité le temps de dire les choses et, du coup, une "flash introspection" pour valider ce qui va être dit. Cela ne casse pas le rythme, consommant une fraction de seconde, rassurante d'ailleurs, car elle offre un espace de contrôle de son propre état.

C'est là notre approche du "safeword" ; et vous, comment procédez vous ?

Bonne journée !


LeSien


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