dimanche, mai 28, 2017

Avancer dans le bdsm ?

Bonjour à toutes et à tous,

Au cours d'une discussion avec un autoproclamé dominateur, alors que nous parlions de l'intérêt des soirées bdsm, la remarque du sus-nommé être supérieur m'a quelque peu surpris sinon interrogé.

"Les soirées sont le seul moyen d'avancer dans le sm" nous déclara l'héritier de Léopold. A croire que d'une part il est obligatoire d'avancer en permanence (on ne saurait donc imaginer la suffisance des pratiques du moment, il faut consumériser le bdsm pour du "toujours plus") d'autre part, cette progression ne peut se faire qu'en exhibant, devant d'autres, nos pratiques.

Si j'ai - sans doute bien plus que Sally d'ailleurs - envie de socialiser dans le bdsm, ce n'est pas dans un objectif de progression mais seulement et uniquement une recherche de l'émulation et de la relation humaine, cette possibilité qui nous est offerte entre êtres humains de dialoguer, d'échanger et de débattre, par delà nos origines, nos gouts et nos opinions.

Je ne mesure pas ma progression par rapport ou eu égard à la norme du modèle dominant. Si je me questionne parfois sur ma qualité de soumis, c'est pour la confronter à mon côté adolescent rebelle qui me fait refuser ce que hier j'acceptais, pour le seul plaisir de faire enrager Sally. Mes questions, je les pose à d'autres pratiquants  (sans distinguo de status, dom ou sub) et nous échangeons sur nos ressentis individuels, sans dogme ni loi.

S'il fallait avancer dans le bdsm ce serait, d'avance et avant tout en accord avec moi même, mes envies et mes goûts que je le ferais, pas en appliquant telle ou telle norme de pratique, de protocole ou d'image.

A chacun d'inventer SON bdsm, pour SON plaisir égoïste.

Bon dimanche à toi, ami qui me lit ...

Gregor

lundi, mai 15, 2017

Soirée ... le debrief

Cher lecteur, bonsoir !

Promis, donc dû, ce retour d'expérience sur la soirée de samedi aura pris plus de temps de gestation qu'escompté, prolongation gestationnelle que le résultat expliquera sans difficulté.

Posons les bases ; nous avons au cours du "before" (on se sent jeunes en employant ces termes) rencontrées des personnes super, quel que soit leur statut BDSM (ou pas), leur apparence ou encore leur "look", Sally s'est rapidement sentie en confiance et en sécurité là où, moi, j'étais bien plus circonspect et méfiant, une couche de jalousie sur une couche de peur de l'inconnu, sauce timidité et nappage crème de peur donnent un sandwich de moi très froid et fermé, je dois bien le reconnaître bien peu propice à la discussion. Mais c'est là mon mode de protection, si vis pacem ...

Peu importe mon comportement (adapté ou non d'ailleurs), ce qui compta est que les personnes rencontrées soient de valeur, ce fût le cas.

La soirée par elle même maintenant ; super bien organisée, ambiance et démonstrations sublimes (le shibari ... ouah !!!) et un débile renfrogné, en mode schtroumpf grognon qui refusait de reconnaître que ca lui plaisait et harcelait Sally à grand renforts de "je m'ennuie" qui ne signifiaient rien d'autre que "j'ai peur, protège moi". Pas facile à entendre pour elle qui était tout autant (et même plus) terrifiée que moi, par les gens, par le lieu, par la beauté du spectacle, par les corps ... par ce monde que nous découvrons à vitesses différentes l'une et l'autre (d'ailleurs je pense que ces différentes vitesses expliquent certaines tensions).

Rien d'étonnant, donc, à ce que stress et tension amènent à la dispute, qui gachera la soirée et la journée suivante, dispute tendue et profonde qui, si elle est animée sur fond d'amour réel (on ne que sur ce qu'on veut sauver) n'en reste pas moins une épreuve pour les deux protagonistes. Comme souvent, le catalyseur de la dispute est une futilité ... Sally qui me dit qu'elle ne veut pas faire ce qu'elle avait prévu (fouet et carcan) de me faire, moi qui ne comprend pas sa peur, ... manque de communication quoi !

En résumé ... nous préparerons (au sens idéalisation du terme) moins les futures soirées, en capterons la substantifique moelle pour ne chercher à en tirer que notre égoïste plaisir.

Merci, en tous les cas, à toutes celles et ceux qui ont participé à la création de cet événement.

Bonne nuitée, nocturne liseur !

Gregor

samedi, mai 13, 2017

En soirée

Bonjour à toutes et à tous,

Après, il y a de cela 2 semaines, notre première soirée bdsm à Paris au club Cris et chuchotements, ce soir soirée initiation au bdsm, à Chateauneuf d'Ille et Vilaine, au club l'émeraude.

Sally et moi y allons inquiets et curieux, à la fois pour faire des rencontres d'autres pratiquants, d'autres pratiques aussi et, avouons le, aussi pour nous montrer, après tout le bdsm est (ou rst censé être) une pratique communautaire et de partage (oui, sa faire mal tout seul est possible, cela s'appelle alors de l'auto-mutilation).

Bref, nous y allons sur la pointe des pieds, aussi ouverts que possible (en ce qui me concerne) et remplis de questions, que je préfère écrire ici avant que ee n'y être allé et de pondérer avec le vecu :

- Serons nous les plus débutants de la soirée ?
- Serons nous ridicules avec notre latex ?
- Vais je supporter autant de douleur ou d'humiliation que ce que supportent les autres ?
- Ne va-t'elle pas (Sally) trouver meilleur ou mieux que moi ce soir ?

Sally, elle, se pose d'autres questions, en tant que dominatrice :

- Serais je crédible dans ma position ?
- Pourrais-je poser des questions sans avoir l'air "bête" ?

Comme vous le constatez, chaque événement bdsm apporte avec lui son stress, ses questions et ses doutes. De là à nous imaginer que nous ne sommes pas faitsour le bdsm, il n'y a qu'un pas, que nous franchissons parfois, mais nous nous reprenons. Nous avons envie de goûter tous les plats avant de dire que nous n'aimons pas, ne serait-ce que pour ne jamais avoir de regret,  cet acide dictateur de nos pires desseins.

Allons, vivons et revenons ... cette soirée n'est que la première avant les autres, soyons le coeur léger et tentons de combattre nos doutes, chacun (tout le monde) a les siens !

A demain pour le debrief, cher lecteur !

Gregor

jeudi, mai 04, 2017

Premier Fouet

Bonsoir,

Ce 4 mai fut un jour de changement pour nous. Pour Sally, d'abord, pour la première fois, elle avait l'occasion de pratiquer sur moi avec le concours d'un autre dominateur. Impressionnée, elle l'était, c'est un fait. Angoissée, aussi, car elle ne savait pas (moi non plus, je dois bien le reconnaître) ce qui l'attendait, si le dominateur en question serait suffisamment ouvert, didactique et pédagogue pour l'accompagner dans ces premiers pas.

Moi ...ce furent mes premiers vrais coups de fouet, prodigués avec cœur et attention par une Sally qui essayait, à la fois, de faire bien et de ne pas faire trop mal, si tant est qu'elle me fasse trop mal parfois (ce n'est jamais arrivé, mais ne lui dites surtout pas).

Je ne viens pas uniquement raconter notre journée. Je voudrais mettre en exergue ce qu'est le fouet, pour moi, car je ne ferais pas l'affront de parler au nom de Sally.

D'abord, une séance de fouet ne démarre pas par le fouet en lui même (il faudrait être bien madré pour penser qu'une peau froide pourrait apprécier cela, évidemment). La peau se prépare, les sensations apparaissent au fur et à mesure et sacrifier le plaisir sur l'autel de la douleur c'est avorter la séance.

En effet, à froid, la douleur est souvent - en ce qui me concerne en tous les cas - intolérable, proche de la coupure. L'utilité, donc, de ce "martinet d'échauffement" est d'anesthésier les terminaisons nerveuses situées à la lisière du derme pour permettre d'aller "plus fort" avec le fouet. Surprenante sensation que celle délivrée par ce martinet, il est constitué de larges (une dizaine de centimètres) lanières en latex et, lorsqu'il vient taper, il procure une sensation de "coup", une forme de pression très nette et très forte, mais non douloureuse, un petit peu comme un coup de marteau. La sensation d'échauffement est très progressive, on est loin, très loin, de la sensation de brulure froide et profonde du fouet "à froid", c'est une douleur presque agréable - peut on encore parler de douleur en l’occurrence - qui irradie mais ne brule pas.

Et qui ne laisse pas de trace d'ailleurs !

C'est ce type de fouet que j'ai eu la chance de découvrir en début de séance.
Cette image provient du site www.bdsminfo.org
La suite a été plus douloureuse. Sally a testé, menée de main de maître par Maître Dan, un single tail - comprenez queue unique - un fouet mono brin qui, lorsqu'il est utilisé comme le fait Maître Dan est plus inquiétant par le bruit qu'il génère que par son contact (bon, je ne jouerais pas les gros bras, le contact fait mal, mais c'est le jeu).

Maladroite au début, Sally n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour trouver ses premiers repères, malgré une douleur latente au poignet gauche (ennuyeux pour une gauchère)

Cette image représente un fouet de type "single tail", tel que l'a testé aujourd'hui Sally.
Cette image provient du site www.bdsminfo.org

La sensation - j'éviterais de parler de douleur, certains trouveront cet ustensile trop doux, d'autres bien trop dur - est particulière. D'abord, une forme de morsure qui donne l'impression de venir de l’intérieur. A ce que j'ai pu lire (car je ne l'ai jamais vécu) cela s'apparente à une morsure de serpent, la diffusion de la douleur, lente et rythmée sur les battements du cœur ressemblant à celle du poison dans le tissus humain. Cette première vague de sensation douloureuse ne dure qu'une fraction de seconde, elle est rapidement remplacée par une chaleur vive et irradiante, elle remplacée encore plus rapidement par une nouvelle vague de sensation douloureuse.

Le coup suivant tombant, le cycle recommence, complété le plus souvent par de violentes vagues de frissons et, en ce qui me concerne toujours, je suis rapidement pris de tremblements, assez semblables à ceux provoqués par des chatouillements, mais d'une fréquence bien supérieure, les rendant imperceptibles de l'extérieur.

Le plaisir, car il est du plaisir en ce qui me concerne, est présent, d'abord psychologique, car je confie l'absolu contrôle de l'acte, de sa dureté ou de sa violence à Sally qui, seule, a la possibilité de poursuivre ou d'arrêter, et ce aussi longtemps que je n'ai pas lâché le "Rouge" tant attendu par elle, tant redouté par moi.

Je ne lui ai pas fait ce cadeau aujourd'hui. Par fierté, sans doute, je ne me voyais pas montrer ma limite devant un autre dominateur (oui, un soumis a de la fierté par fois), par défi aussi, contre moi même, en quête permanente d'un peu plus de bleus, de coups, de traces et d'indéfectible mémoire de la sensation du moment.

Je veux aller plus loin, toujours et encore. Et cette première expérience du fouet, douloureuse et dure, est un pas en avant certain dans ma soumission à Sally, dans mon envie de lui appartenir plus et toujours, de lui donner un contrôle plus profond sur mon corps, sur ses marques et ses stigmates.

L'état de mes cuisses, après quelques coups bien choisis et placés par Sally ...


L'avenir nous dira si nous y arriverons ...

A Bientôt, cher lecteur

Gregor

mercredi, mai 03, 2017

Celle du 2 mai

Bonsoir, 
 
Nos moments bdsm deviennent plus profonds, notre récente participation à une soiree cris et chuchotements y est indubitablement pour quelque chose, elle m'a montré que je ne suis pas le seul fans cette autre normalité et, bien que j'en doute encore, que je ne suis pas si anormal que cela.

Sally, elle, est maintenant plus craintive et inquiète que jamais. Je pense que la concrétisation de l'ascendant qu'elle prend sur moi la panique, elle a mis des images (et des faits) sur des mots, Sally craint de perdre pied dans un monde inconnu.

L'avenir sera notre allié ...

Nos moments, donc, sont maintenant plus subtils, moins "bourrins". Sally a désiré que chacun soit conclu par un nombre choisi collégialement de coups "forts" (entendez par là "aussi forts que possible), et que je compte à voix haute le nombre de coups au fur et à mesure qu'ils tombent.

Ce furent donc, hier 2 mai, 5 coups sur l'arrière des cuisses puis 5 coups dans le dos, tous dispensés à l'aide de la chambrière, dont Sally m'a fait don.

Sally m'a fait porter, au cours de ce moment, une paire de chaussures trop petites (du 41 là où je chausse du 44), ajoutant ainsi une douleur latente à la douleur perçante des coups. Évidemment, j'étais entravé par une minerve en latex qui m'empêchait tout mouvement de tête.

Ce moment a débuté vers 21h pour s'achever vers 23h30, avec un "repas pique nique" au milieu, et un strict contrôle de la manière dont je dois m'adresser à Sally (dur dur le vouvoiement) qui m'a annoncé, "in-prandialis", les règles de vie que je devrais dorénavant appliquer :

  • Me mettre en position d'attente (debout les bras croisés dans le dos en public, tête baissée ou à genoux les bras croisés dans le dos, toujours tête baissée, en privé)
  • Lui retirer ses chaussures dès qu'elle le demande et ce toutes affaires cessantes
  • La vouvoyer en toutes circonstances dès lors qu'elle fera appel à sa salope
  • Accepter qu'elle décide à 100 % de ma sexualité éventuelle 
  • Lui donner, par ma langue, le plaisir qu'elle demandera, lorsqu'elle le demandera
  • Ne lui toucher sexe comme poitrine que si - et quand - elle le décidera
Bref, un ensemble de règles visant à affirmer, au quotidien, une soumission présente en permanence (qui n'est pas une soumission permanente, dont Sally et moi sommes convaincus de l'impossibilité réelle) et dont le dessein n'est pas de perturber mon quotidien mais d'y saupoudrer un petit peu de piment, ludique comme excitant. 

Ces conditions étant les composantes d'un jeu, nous avons ajouté au code couleur le rose, signe de l'envie d'un câlin, une pause "bonbon" au milieu du jeu.

Quelques nouveautés ...

Notre pratique du bdsm, notre "bdsm à nous" devrais-je dire, s'accompagne de fétiches (je suis un multi-fétichiste) et d'objets qui, eux aussi, participent à concrétiser, dans et en dehors des moments bdsm, ma nouvelle position de soumis, celle de dominatrice de Sally. Nous avons mis à profit notre visite à Lutèce pour parfaire nos accessoires, achetant un collier de posture en latex très épais (2,5 mm) et qui a la particularité très intéressante de se verrouiller grâce à un cadenas.
 
J'aime Sally et j'aime plus que tout J, celle qu'elle est au-delà de nos jeux, celle qui partage ma vie de tous les jours et pour laquelle je suis prêt à tout. C'est par et avec elle que j'ai envie d'avancer, pour elle et grâce à elle que j'ai envie de progresser. Si je doute, parfois, de son implication à elle dans cette avancée et cette volonté de progression, c'est car j'ai peur de la distance et de tous ces épiphénomènes susceptibles de nous séparer.

A bientôt cher ami lecteur ...

Grégor



Des marques ...

Bonjour Madame, Merci, de ces marques, preuve de mes erreurs, grâce aux vos coups de fouet de Mardi soir je sais que je dois être mei...