lundi, octobre 29, 2018

Faire des rencontres

Bonjour chers lecteurs,

Dans le BDSM, 2 approches relationnelles coexistent sans que l'une ni l'autre ne soit ni meilleure ni pire que l'autre ; pratiquer avec d'autres ou pratiquer entre soi ?

Passons sur l'aspect échangisme / triolisme / mélangisme que ce partage peut inclure (ou pas). Cet aspect existe, le nier serait mentir, mais ne constitue pas, à mon sens, le moteur de ce partage ou non partage. Il est un piment, une contrainte, un jeu ou un gage supplémentaire ou additionnel à l'acte de domination / soumission de base. Et surtout, ce n'est pas de cela que je veux parler (et je parle de ce que je veux aussi). 

Rencontrer un autre (pratiquant s'entend), c'est accepter de se montrer, d'exhiber ses faiblesses et ses points de maîtrise à un inconnu dont on ne sait pas s'il se fera l'allié de la personne qui aura le pouvoir ou sa "pauvre" victime.

Lorsque Sally et moi l'avons fait - deux seule fois pour le moment - c'était une de mes craintes. Le garçon en question était relativement jeune (dans les 25 ans de mémoire) ; nous étions rentrés en contact avec lui via un forum en ligne et sa recherche était double, à la fois perdre son pucelage et subir une séance "en réel" et non plus simplement en fantasme.

Nous avions beaucoup - très beaucoup - réfléchi à ce qu'il pourrait se passer ce soir là, la tournure des événements, les envies des uns et des autres et leurs refus. L'idée étant de procéder en 2 étapes, une prise de contact pour la première évidemment (en gros, on se boit un café à une terrasse ensoleillée et basta) et, pour l'éventuelle seconde, on y va, c'est reparti comme en 40.

La prise de contact physique s'est super bien passée ; nous avons eu à faire à une personne éduquée, cultivée, intelligente et drôle. Son propos était censé et clair, il en avait assez de fantasmer et de s'imaginer des choses, il voulait du réel. 

La perte de son pucelage ? Pas un projet prioritaire, mais pourquoi pas.

Bref, tout se passait pour le mieux !

Nous programmions donc une rencontre plus intime dans les semaines qui suivaient, selon les disponibilités des uns et des autres.

Un adepte des jeux BDSM porte une tenue de contrainte et d'humiliation
Ma Tenue idéale ... sans les accessoires du bas !


C'est dans cette tenue, mélange d'humiliation d'infantilisme - le body de bébé taille adulte - de bondage - la laisse - et de SM- le collier - que Sally me fit accueillir notre partenaire d'un soir. Tenue pour moi particulièrement excitante car elle concentre la quintessence de ma recherche de soumission au sens large, d'autant plus portée devant un inconnu. Je vous laisse imaginer, lectrices et lecteurs, l'état de votre serviteur rédacteur, il était tout foufou dans sa tête ;-)

Le jeu démarra, doucement avec une mise en bouche - pardon pour le terme, je n'ai pas pu m'empêcher - au cours de laquelle Sally nous mis en route l'un comme l'autre de manière très efficace. Nous devions nous masturber l'un face à l'autre et recueillir nos semences dans un petit bol, une traite en d'autres termes. Assez peu habitué à de telles exhibitions, il me fallut assez de temps pour parvenir à jouir et éjaculer, devant mon partenaire de jeu du moment. Mais j'y parvins, moi, ce qui n'était pas le cas de mon camarade. Évidemment, car les protéines sont vitales, Sally me fit nettoyer de la langue le contenu de mon bol et, pour me féliciter, j'eu droit à une volée de cravache comme elle seule en a le secret.

Penaud et popol au repos, mon partenaire n'eut, lui, le droit qu'à se mettre à quatre pattes et nettoyer les souliers de ma Maîtresse.

Me retrouvant à quatre pattes, Sally vient me plugger avant de demander à copain d'un soir de s'allonger sur le dos afin qu'elle puisse venir se donner du plaisir sur sa langue.

N'atteignant - et ne cherchant - pas l'orgasme, Sally ne resta que quelques instants sur cette monture d'un instant, elle fit se relever le jeune homme, sortit un préservatif et le passa sur son sexe. Toujours l'anus rempli, elle me demanda de venir réaliser une fellation. Première fois pour moi, j'avais déjà lors de la découverte de la sexualité joué avec le zizi d'un autre (première branlette pour le dire clairement) mais rien de plus. Jamais n'avais-je eu de quéquette en bouche. Je ne parlerais pas d'humiliation, mais d'une sensation différente, excitante non pas parce qu'homosexuelle mais parce qu'imposée dans un jeu de prise et de délégation de pouvoir sur l'autre. Ce faisant, Sally avait un absolue emprise à la fois sur moi - le donneur de cette fellation - et sur lui - receveur - et nous objectisait, nous les "mâles que la société voit dominants - comme des jouets entre ses mains.

La soumission absolue en quelques sortes ...

N'allant pas jusqu'à le faire éjaculer - elle voulait faire durer le jeu - Sally me fit redresser démarra un jeu d'électricité, sur nous deux en même temps.
Jeu de sexualité électrique sur le penis d'un adepte du BDSM
Jeu d'electrosex sur le penis
Le principe était de nous électriser (non, pas électrocuter, on ne survit pas à une électrocution) tous les deux au même moment, sur les mêmes endroits (électrodes sur les testicules et le pénis) et de voir lequel réagirait en premier. Résistant, je ne bronchais pas jusqu'à ce que notre camarade de jeu demande pitié, à un niveau bien pas à mon sens, mais je respecte évidemment sa limite alors, quand bien même cela montre, à mon sens, qu'il est important que l'ensemble des participants à ce type de rencontre ait des niveaux relativement cohérents - comme dans tous les jeux d'ailleurs - pour ne pas aller ni trop loin pour les uns ni pas assez pour les autres. Cela devrait, d'ailleurs, faire l'objet d'un article sur ce blog "évaluer les niveaux en bdsm".

Bref, cessant ces jeux sponsorisés par EDF, Sally m'ordonna de me masturber, pendant qu'elle passait un masque sur les yeux de camarade, le faisait s'allonger sur le canapé et lui passait un préservatif.

Elle vint alors, sur son pénis semi-flacide, tenter de frotter son sexe, à dessein d'offrir à ce garçon son dépucelage. Elle parvint à le faire bander un peu, mais la tension du moment, le stress, la température ou je ne sais quelle combinaison de tout cela en même temps bref, quelque chose empêchait mon camarade bien fortuné à ce moment même de trouver pleine érection. A force de tentatives néanmoins, Sally parvint à la pénétration et à faire éjaculer Monsieur ... qui tomba immédiatement dans les pommes.

Autant dire que je me quittais immédiatement le jeu pour aller "secourir" cet amant tout secoué !

Il reprit ses esprits quelques secondes après cet éjaculation épuisante pour nous expliquer qu'il n'avait rien mangé ... depuis 2 jours "pour se sentir plus léger" nous expliqua-t'il.

Ceci mit, évidemment, fin à la séance, je raccompagnais mon ami en son domicile "et voilà".

Je garde un souvenir mêle de cette séance ; J'ai pris énormément de plaisir dans mes rôles et jeux divers. J'ai découvert de nouvelles chose que j'ai envie de renouveler. J'ai vu que je n'étais pas "si nul" que cela, enfin comparé à un débutant.

Cela illustre pour la partie positive.

Le négatif est que je ne suis pas parvenu à lâcher prise totalement de toute la séance. Par ma faute en grande partie, ce besoin de ne pas déplaire et cette crainte que quelque chose se passe mal sont des idées que je dois chasser, je dois faire et on voit ensuite. Mais aussi cette sensation - que les choses ont confirmé - que quelque chose, à un moment ou à un autre, pouvait déconner. Malaise, accident ou attitude agressive de la part de l'autre, je ne savais avec évidence pas ce qu'il se passerait en réel, mais je me devais, en tant que conjoint de Sally cette fois, de m'assurer que la sécurité de toutes et tous était préservée.

En conclusion, du positif, oui, un peu de négatif et une fin assez "violente" et "inquiétante" qui laisse un goût amer en bouche, qui était évitable.

Ce propos, bien long et ennuyeux pour toi sans doute ami lecteur, pour mettre en exergue plusieurs constats de cette séance ;


  1. Des niveaux trop disparates entre les participants à un jeu ne sont possibles que s'il y a sérialisation des activités, pas parallélisation
  2. Chacun doit trouver son plaisir dans une séance, quelle qu'en soit la forme, sans répondre à une liste de courses d'activités pratiquées
  3. Rencontrer avant ... oui, sans doute. Longtemps ? Le jour même ? A posteriori, je me dis que si nous avions rencontré ce jeune homme 10 mn avant la séance ou 6 mois avant, cela n'aurait rien changé. Ses limites étaient, il ne les connaissait pas. Rien de grave pour nous, lui ne gardera sans doute pas un super souvenir de son premier jeu.
  4. Faire grignoter en cours de séance, pour s'assurer que chacun ait des réserves. Je m'en aperçois maintenant, mais un jeu BDSM, pour Sally comme pour moi, c'est exténuant et cela demande des réserves et consomme de l'énergie. Il faudrait inventer une boisson énergisante spéciale BDSM ... un marché à prendre ??
  5. Aller vers de nouvelles pratiques, toujours et en application des limites des uns et des autres ; Ecouter et obéir à ses ordres, faire ce qu'elle me demande quand et si elle me le demande. Voilà ce que je recherche dans nos jeux.

En bref ... des rencontres dans le BDSM, à dessein de jeu, il est facile d'en faire. De bonnes rencontres amèneront de bons souvenirs et de bons jeux, de mauvaises rencontres n'amèneront que stress et inquiétude.

J'ai attendu presqu'un an avant que de n'écrire ce post, je ne voulais pas le rédiger sous le sentiment ou la déception, je voulais que tout cela décante.

Et toi, ami lecteur qui aime faire ou avoir mal, quelles rencontres as tu faites ? 

LeSien

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