jeudi, mai 04, 2017

Premier Fouet

Bonsoir,

Ce 4 mai fut un jour de changement pour nous. Pour Sally, d'abord, pour la première fois, elle avait l'occasion de pratiquer sur moi avec le concours d'un autre dominateur. Impressionnée, elle l'était, c'est un fait. Angoissée, aussi, car elle ne savait pas (moi non plus, je dois bien le reconnaître) ce qui l'attendait, si le dominateur en question serait suffisamment ouvert, didactique et pédagogue pour l'accompagner dans ces premiers pas.

Moi ...ce furent mes premiers vrais coups de fouet, prodigués avec cœur et attention par une Sally qui essayait, à la fois, de faire bien et de ne pas faire trop mal, si tant est qu'elle me fasse trop mal parfois (ce n'est jamais arrivé, mais ne lui dites surtout pas).

Je ne viens pas uniquement raconter notre journée. Je voudrais mettre en exergue ce qu'est le fouet, pour moi, car je ne ferais pas l'affront de parler au nom de Sally.

D'abord, une séance de fouet ne démarre pas par le fouet en lui même (il faudrait être bien madré pour penser qu'une peau froide pourrait apprécier cela, évidemment). La peau se prépare, les sensations apparaissent au fur et à mesure et sacrifier le plaisir sur l'autel de la douleur c'est avorter la séance.

En effet, à froid, la douleur est souvent - en ce qui me concerne en tous les cas - intolérable, proche de la coupure. L'utilité, donc, de ce "martinet d'échauffement" est d'anesthésier les terminaisons nerveuses situées à la lisière du derme pour permettre d'aller "plus fort" avec le fouet. Surprenante sensation que celle délivrée par ce martinet, il est constitué de larges (une dizaine de centimètres) lanières en latex et, lorsqu'il vient taper, il procure une sensation de "coup", une forme de pression très nette et très forte, mais non douloureuse, un petit peu comme un coup de marteau. La sensation d'échauffement est très progressive, on est loin, très loin, de la sensation de brulure froide et profonde du fouet "à froid", c'est une douleur presque agréable - peut on encore parler de douleur en l’occurrence - qui irradie mais ne brule pas.

Et qui ne laisse pas de trace d'ailleurs !

C'est ce type de fouet que j'ai eu la chance de découvrir en début de séance.
Cette image provient du site www.bdsminfo.org
La suite a été plus douloureuse. Sally a testé, menée de main de maître par Maître Dan, un single tail - comprenez queue unique - un fouet mono brin qui, lorsqu'il est utilisé comme le fait Maître Dan est plus inquiétant par le bruit qu'il génère que par son contact (bon, je ne jouerais pas les gros bras, le contact fait mal, mais c'est le jeu).

Maladroite au début, Sally n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour trouver ses premiers repères, malgré une douleur latente au poignet gauche (ennuyeux pour une gauchère)

Cette image représente un fouet de type "single tail", tel que l'a testé aujourd'hui Sally.
Cette image provient du site www.bdsminfo.org

La sensation - j'éviterais de parler de douleur, certains trouveront cet ustensile trop doux, d'autres bien trop dur - est particulière. D'abord, une forme de morsure qui donne l'impression de venir de l’intérieur. A ce que j'ai pu lire (car je ne l'ai jamais vécu) cela s'apparente à une morsure de serpent, la diffusion de la douleur, lente et rythmée sur les battements du cœur ressemblant à celle du poison dans le tissus humain. Cette première vague de sensation douloureuse ne dure qu'une fraction de seconde, elle est rapidement remplacée par une chaleur vive et irradiante, elle remplacée encore plus rapidement par une nouvelle vague de sensation douloureuse.

Le coup suivant tombant, le cycle recommence, complété le plus souvent par de violentes vagues de frissons et, en ce qui me concerne toujours, je suis rapidement pris de tremblements, assez semblables à ceux provoqués par des chatouillements, mais d'une fréquence bien supérieure, les rendant imperceptibles de l'extérieur.

Le plaisir, car il est du plaisir en ce qui me concerne, est présent, d'abord psychologique, car je confie l'absolu contrôle de l'acte, de sa dureté ou de sa violence à Sally qui, seule, a la possibilité de poursuivre ou d'arrêter, et ce aussi longtemps que je n'ai pas lâché le "Rouge" tant attendu par elle, tant redouté par moi.

Je ne lui ai pas fait ce cadeau aujourd'hui. Par fierté, sans doute, je ne me voyais pas montrer ma limite devant un autre dominateur (oui, un soumis a de la fierté par fois), par défi aussi, contre moi même, en quête permanente d'un peu plus de bleus, de coups, de traces et d'indéfectible mémoire de la sensation du moment.

Je veux aller plus loin, toujours et encore. Et cette première expérience du fouet, douloureuse et dure, est un pas en avant certain dans ma soumission à Sally, dans mon envie de lui appartenir plus et toujours, de lui donner un contrôle plus profond sur mon corps, sur ses marques et ses stigmates.

L'état de mes cuisses, après quelques coups bien choisis et placés par Sally ...


L'avenir nous dira si nous y arriverons ...

A Bientôt, cher lecteur

Gregor

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